vendredi 24 novembre 2017

La Nuit - Episode 13

Je l’ai envoyée trois fois au coin avant qu’elle ne réussisse l’exercice.
Quand elle en revenait, j’enlevais la pince qui lui scellait le sexe, libérant les humeurs démonstratives qu’elle ne pouvait me cacher malgré les contorsions qu’elle s’imposait. Le regard fuyant, elle reprenait ensuite sa position sur le lit, concentrée sur ma voix qui ne lui laissait guère le choix.
Au moment de son petit triomphe, son visage s’est éclairé d’un coup, elle semblait à la fois soulagée et heureuse de sa performance. Je l’ai cajolé avec enthousiasme en la félicitant pour ses efforts. Elle se détendait, confortablement allongée sur le ventre.

J’ai ensuite ôté mes vêtements, me suis mis au-dessus d’elle, le nez dans ses cheveux pour que ma bouche joue avec sa nuque quand elle ne murmurait pas à son oreille. Mon sexe que cette poupée avait réveillé était posé le long de la raie de ses fesses, comme sur un berceau providentiel dont la fermeté renforçait ma vigueur.

Mona avait, comme je le pressentais, convoqué en moi l’animal. Je savais que mes manières d’homme allait sombrer sous un déferlement sauvage qui s’impatientait parce que je le tenais à distance.
Je lui fis part de cette urgence en lui disant qu'elle était une vilaine de me mettre ainsi à mal. Elle m’invita à mettre fin à mon supplice.

Cette nuit, après qu’elle eut joui, elle se mit à pleurer.
Pas quelques larmes comme on le voit parfois après une étreinte passionnée, non un vrai sanglot, bruyant, intense comme ceux qu’on rencontre au paroxysme de la tristesse.
Elle y avait fait allusion, les jours précédents notre rencontre, mais j’en avais sous-estimé l’ampleur.
Elle m’expliquera plus tard que cela lui arrivait parfois quand, au comble de la plénitude, elle lâchait enfin prise. Foudroyée, elle touchait son être au plus près de l’essentiel, débarrassée de ce qui l’entravait jusque-là.
Je l’ai serrée délicatement contre moi en l’embrassant dans le cou. Je l’ai bercée en silence et, sa tête contre mon torse, nous avons mis le cap sur la nuit.

Le lendemain, avant de nous séparer, je lui ai préparé un petit déjeuner qu’elle a englouti au soleil. Après sa douche, elle s’est habillée avec les vêtements de la veille. Avant qu’elle ne parte, je l’ai attirée vers moi et prise sur mes genoux pour lui dire :
-       Ma poupée, cette nuit était un rêve que j’aimerais revivre. Tu as été sage et pour te récompenser, j’ai une surprise.
Je la fis mettre debout, fis glisser sa culotte qui cachait les stigmates de la veille et sortis de ma poche un petit rosebud au bout de la chainette duquel se balançait un grelot. Je nichais ce jouet entre ses fesses en la basculant vers l’avant et je repris :
-       Mona, puisque ton périnée est entrainé, tu rentreras chez toi sans ta culotte que je garde en otage. Tu le porteras quand tu reviendras la chercher...

En la regardant traverser la rue pour rejoindre sa voiture, je devinais que le petit tintement du grelot qui s’agitait sous sa robe battait sur ses tempes, comme des cymbales assourdissantes…



dimanche 19 novembre 2017

La chaine du périnée - Episode 12

La chambre était faiblement éclairée, Mona était allongée sur le ventre, silencieuse et immobile.
Il prit le flacon et le pressa à intervalles réguliers au-dessus des fesses, des cuisses puis des jambes en formant de grosses perles de crème qu’il prit soin d’étaler sur tout le bas du corps. Il la massa longuement. Elle ne disait rien, bercée par les mains qui se promenaient sur son corps.
-       Bébé, te souviens-tu des exercices que tu as faits sur la plage ?
-       Oui, dit-elle en émergeant de la bulle où elle s’était retirée.
-       Tu semblais avoir une parfaite maîtrise de ton périnée.
Comme elle ne répondit pas, il ajouta :
-       Et bien je vais vérifier que c’est bien le cas, j’aime aller au fond des choses. Il sourit, cambre-toi et lève-les fesses légèrement.
Comme elle ne bougeait pas, il lui envoya une petite tape sur le fessier en reformulant sa demande. Sans rien dire Mona creusa ses reins en levant les fesses. Elles étaient ainsi magnifiquement mises en valeur, tout comme l’œillet que l’on distinguait au-dessus de son sexe. L’ensemble était totalement lisse.
Il la félicita pour la qualité de cette épilation et lui glissa à l’oreille en souriant que, si à l’avenir il rencontrait le moindre poil orphelin dans cette zone, il l’ôterait à la pince à épiler après l’avoir corrigée pour ce manque de soin.
A cette idée, son sexe se contracta sur le champ.
Il pointa ensuite le bout de l’index sur l’anus qu’elle lui avait présenté afin que la pulpe du doigt soit intimement à son contact, sans que la phalange ne s'y invite.
Il reprit en la vouvoyant :
-       Mademoiselle, quand je vous dirai « contractez ! », vous contracterez intensément le périnée pendant que je compte jusqu’à dix. Vous avez interdiction de le relâcher avant que je n’ai fini de compter. Si jamais c’était le cas, vous serez punie.
Ce qu’il avait dit n’avait pas de sens, c’était grotesque et indécent. Mais les papillons qui s’étaient mis à danser dans son bas ventre, pendant qu’il parlait, l’incitèrent à lui répondre : bien, Monsieur…
-       Parfait Mademoiselle, montrez-moi que vous êtes sage et appliquée aux exercices que je vous donne. Contractez !
En faisant un effort, elle contracta tout son périnée depuis le sexe jusqu’à cet anneau qu’il pressait avec le doigt. Il commença à compter lentement.
Mona peinait à maintenir la contraction dont le contrôle total lui échappait.
Il l’avertit une première fois de ne pas relâcher puis lui envoya une claque sur les fesses en arrêtant de compter parce que cette contraction vacillait à nouveau.
-       Bébé, tu ne t’appliques pas !!!!
-       Si, mais c’est dur !
-       Nous allons reprendre au début et si cette fois tu ne fais pas un effort, tu iras au coin, dit-il en désignant le seul angle de la pièce qui était accessible.
Parce qu’elle chouinait en répétant que ce n’était pas évident, il lui caressa les fesses et sa voix redevint plus douce : concentre-toi, ma poupée, je sais que c’est dur mais je veux que tu fasses un effort, d'accord ?
-       Oui, répondit-elle après avoir hésité.
-       Bien... Contracte !
Dans un intense effort, elle se concentra sur cette contraction qu'elle sentait soluble dans la brulure qui s’invitait alors entre ses cuisses. En comptant, il l’encouragea d’abord d’une voix douce et bienveillante mais, quand il sentit un relâchement sur le bout de son doigt, il se fâcha en lui envoyant à nouveau une claque sur les fesses.
-       Tu es une vilaine, Mona, tu ne t'appliques pas !
Elle le trouvait injuste mais restait silencieuse en écoutant son sermon.
Il lui ordonna de se lever.
Elle se mis péniblement debout face à lui, honteuse de ce qui se jouait. Elle était nue, le sexe à la hauteur de ses yeux.
-       Mais tu mouilles en plus ? lui dit-il, je te demande de t’appliquer pour tes exercices et toi, plutôt que de t’efforcer à obéir, tu mouilles comme une petite vicieuse !
Elle était muette, interloquée d’être ainsi sermonnée.
-       Ecarte les cuisses !
Elle obéit en regardant ailleurs, le revers de la main sur la bouche.
-    Je ne veux pas que ton sexe salive pendant tes exercices, dit-il en lui serrant les
     lèvres de la vulve entre le pouce et l’index, alors je vais le fermer jusqu’à 
     nouvel ordre !

Il sortit du tiroir de la table de chevet une pince qu’il lui plaça sur le sexe, de manière à en maintenir les lèvres scellées l’une contre l’autre.
Ensuite, il pointa du doigt le coin qu’elle rejoignit à petits pas, de peur que la pince ne glisse…




mardi 14 novembre 2017

Le bain - Episode 11

Mona était dans mes bras, vulnérable et le corps totalement relâché, la fessée que je lui avais donnée était sévère, je le savais.
En cela, j’avais transgressé ma conduite habituelle.

Une première fessée, c’est comme un premier baiser, on s’approche à tâtons de celle qui nous inspire en prenant soin de ne pas briser le charme qui opère et nous dépose cette poupée dans les bras.
Il faut d’abord apprendre à lire son désir quand elle est silencieuse, devancer ses envies quand elle les garde secrètes et faire naitre cette divine excitation qui balaye toutes les peurs.
Il est réducteur de croire que l’un guide et que l’autre se laisse faire passivement.
Il n’en est rien, car si le premier est à l’initiative, il ne doit pas en demeurer moins à l’écoute de la femme qui vient autant à sa rencontre qu’à celle d’un précieux fantasme.
Et parce que cette femme se montre avare des mots, ses yeux, ses mains, sa peau, son souffle et son corps tout entier sont les seules pages du livre qui mène jusqu’à elle…
C’est une mise en danger que de se mesurer aux fantasmes de l’autre, tenter d’être à la hauteur de ses envies silencieuses.
C’est aussi un plaisir inouï, celui d’aller à la rencontre d’une femme et de ses désirs enfouis, comme un robinson le ferait sur une île au trésor après un naufrage en haut trouble.

Cette première fessée avait été sévère alors qu’elle aurait dû être mesurée et dédiée à l’apprentissage du corps et du souffle de Mona.
Mais en m’invitant à plusieurs reprises à me montrer dur, elle m’avait donné l’envie de l’être, malgré l'absence de motif suffisant.

Je pris le temps de la câliner, de l’embrasser, de la bercer pour la ramener au monde. J’avais envie de lui faire plaisir pour ce cadeau qu’elle m’avait fait.
Je suis allé faire couler un bain.
En revenant et sans dire un mot j’ai enlevé ses sandales, puis la culotte qui lui serrait les jambes. Elle se laissait faire, en facilitant mes gestes.
Je lui fis lever les bras pour ôter la robe et j’ai ensuite dégrafé le soutien-gorge pour libérer ses seins.
Elle semblait si fragile et vulnérable, alanguie sur le canapé, nue alors que j’étais habillé. La couleur de ses fesses contrastait avec celle du reste de son corps et malgré le fait qu’elle m’observait en coin, son regard semblait perdu.

Je l’ai prise dans mes bras jusqu’à la salle de bains avant de l’immerger dans la mousse tiède du bain.
Je l’ai lavé en silence, il n’y avait que le clapotis de l’eau et les injonctions douces de ma voix qui la guidait pendant que mes mains la savonnaient de la tête aux pieds sans rien oublier de ses secrets.
Une fois rincée à l’eau tiède, je l’ai sortie du bain et frictionnée, enroulée dans un drap en coton.
En la prenant pas la main, je l’ai emmené jusqu’au lit sur lequel était posé le flacon de mixa bébé que j’avais acheté dans l’après-midi.
Je lui fis signe de s’allonger sur le ventre.
Malgré les stigmates sur les fesses qui témoignaient ce que je lui avais fait endurer, elle semblait terriblement apaisée.

Ce qu’elle ignorait, c’est que chaque nuit qui suivrait ce soir-là, elle offrirait ses fesses au miroir de sa chambre, fascinée par les traces de ce premier châtiment et soucieuse de les voir s’effacer lentement…